Hennebont

Née du Blavet et de ses ponts, Hen Bont signifie en effet chemin du pont ou vieux pont, selon les étymologistes bretons. Dès la période de l’âge du fer, un oppidum gaulois est installé sur le site de Polvern, le long du Blavet.

Hennebont

À partir du 5e siècle, les bretons chassés de Grande-Bretagne par les saxons s’installent sur les cotes d’Armorique .Guidés par leurs chefs militares religieux (les 1000 saints de Bretagne) , ils créent des implantations et donnent des noms bretons aux lieux investis. A Henbont (vieux pont), ils s’installent à Saint Caradec ou ce saint est encore honoré par sa chapelle . À l’époque médiévale, les seigneurs d’Hennebont maîtres du Kemenet-Héboé établissent une motte féodale sur l’éperon rocheux au-dessus de ce qui deviendra, entre 1200 et 1264, par la volonté d’Henri d’Hennebont, la paroisse de Saint-Caradec-Hennebont, village de la rive droite, prédécesseur de la future ville d’Hennebont. La création de cette dernière par le duc de Bretagne, signa l’achèvement de l’absorption et du démantèlement de l’antique Kemenet-Héboé. Une situation stratégique qui permet de contrôler le passage étroit de la rivière.

Au milieu du XIIIe siècle, le duc de Bretagne Jean Le Roux (1237-1286) démantèle la motte féodale des seigneurs d’Hennebont et entreprend la construction des fortifications sur la rive gauche du Blavet, la ville close. Hennebont devient très vite une place forte importante du Duché de Bretagne, ce qui lui vaudra de nombreux sièges durant cette époque.

L’histoire a surtout retenu le siège de 1342, pendant la guerre de succession du duché de Bretagne qui opposa les partisans de Charles de Blois et de Jean de Monfort, les deux prétendants à la succession du duc Jean III. Charles de Blois assiège les remparts de la ville. En l’absence de son mari, Jean de Montfort, prisonnier des Français, Jeanne de Flandre organise victorieusement la résistance et vient se réfugier derrière les murs d’Hennebont. La place forte, sur le point de se rendre, est délivrée in-extrémis par la flotte anglaise venu au secours des assiégés après avoir remonté le cours du Blavet. Lors de ce siège, Jeanne de Flandre y gagnera son surnom de Jeanne La Flamme pour son intrépidité au combat.

Quelques décennies plus tard, Du Guesclin assiègera aussi la place forte et passera la garnison anglaise au fil de l’épée après l’avoir prise. Le prince De Dombes, durant les guerres de la Ligue, l’assiègera également victorieusement.

Le XVIe siècle est marqué par la paix et la prospérité pour l’ensemble de la région, sauf pendant les guerres de la Ligue. C’est au cours de ce siècle que la basilique Notre-Dame-du-Paradis est bâtie à l’initiative du maréchal-ferrant François Michart et avec l’aide de la population.

Pendant les guerres de la Ligue, le 27 octobre 1590, René d’Arradon, après avoir accueilli les troupes espagnoles débarquées à Saint-Nazaire en sa ville de Vannes, commence le 5 novembre 1590 le siège d’Hennebont avec sa compagnie de gens d’armes et trois cents arquebusiers, aidés par des troupes espagnoles ; Hennebont capitule le 22 décembre 15904. Jusqu’aux XVIIe et XVIIIe siècles, la région vit essentiellement du commerce maritime et agricole. La commune compte alors entre 1 500 et 2 000 habitants.

Hennebont est aussi une ville commerçante et administrative de taille moyenne. Si, en 1666, la fondation de Lorient sonne le glas de sa primauté, Hennebont n’en reste pas moins, tout au long du siècle, une ville d’une grande vitalité. Les hôtels particuliers de cette époque témoignent de cette prospérité. La prépondérance administrative et judiciaire de la sénéchaussée hennebontaise décline cependant au profit de Lorient, où s’installe la Compagnie des Indes au milieu du XVIIIe siècle.

Hennebont

En 1857, les Haras nationaux s’installent sur le site de l’ancienne abbaye de la Joye Notre-Dame. Hennebont devient alors un lieu important pour le développement du cheval breton. Avec l’ère industrielle, la ville bénéficie d’une importante activité grâce à l’implantation à Kerglaw, sur la commune d’Inzinzac-Lochrist, des Forges d’Hennebont.

Celles-ci assurent le développement du trafic sur le Blavet avec l’importation du charbon d’Angleterre et permettent l’essor de l’industrie régionale de la conserve de fer blanc. Devenue cité ouvrière, Hennebont connaît, entre les deux guerres, un développement urbain important avec la construction de nouvelles zones d’habitat sur les périphéries.

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